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01 Dec

Alexandra David-Néel

Publié par Bé@  - Catégories :  #orient et zen

 

Le Musée Guimet (Musée National des Arts Asiatiques-Guimet - MNAAG) propose une journée d'étude en parterariat avec l'AFAO 


AUTOUR D'ALEXANDRA DAVID-NEEL

Samedi 6 décembre 2014

de 10h30 à 13h et de 14h30 à 16h30

au MNAAG - Paris

 

Intervenants : Joëlle Désiré-Marchand, Samuel Thévoz, Francis Macouin, Katia Buffertrille.

 

Quelques mois après avoir fêté ses cent ans, Alexandra David-Néel écrivait à Jeanine Auboyer, alors en charge du musée Guimet, et rappelait à propos de ce dernier : "Il représente toute ma jeunesse et mes aspirations de débutante orientaliste", ajoutant avoir bien connu Emile Guimet et avoir été "assez intime" avec son épouse. Elle exprima dans ses ouvrages les souvenirs l'attachant à cette institution et, dès 1956, pensant ne pas survivre longemps au décès récent de son fils adoptif le lama Yongden, son seul héritier, elle proposa un legs au musée. C'est en 1970 que ce legs fut effectif, enrichissant le musée de sa propre bibliothèque tibétaine comportant 200 volumes et des objets choisis de sa propriété de Digne-les-Bains, avec la collaboration d'Odette Monod, conservateur de la section Népal/Tibet.

Le choix se porta sur deux masques de déités farouches et huit peintures, dont certains lui auraient été offertes par son maître, supérieur du monastère de Lachen, au Sikkim, à l'occasion du second séjour qu'elle y effectua entre 1913 et 1916. D'autres furent sans doute acquis au monastère de Kumbun en Amdo, à l'est du Tibet, lors d'un voyage réalisé de 1918 à 1921. L'intérêt de cet ensemble est avant tout iconographique : trois thangkas provenant d'une même série (XVIIIe sicèle) figurent le Bouddha entouré de scènes narratives; trois autres (XIXe siècle) sont consacrés à des dieux protecteurs des enseignements du bouddhisme tibétain. Enfin deux peintures du XIXe siècle figurant le maître du VIIIe siècle Padmasambhava, considéré comme le fondateur de l'ordre des Nyingmapa, le plus ancien des quatre principaux ordres du bouddhisme tibétain.

 

Alexandra-au-Tibet.jpg

 

L'histoire d'Alexandra David-Néel :

De père et mère belges, Eugénie Alexandrine Marie David naît en 1868 à Saint-Mandé, près de Paris. La jeune Alexandra ne pense qu'à s'échapper, à voyager. Elle s'échappe d'ailleurs à plusieurs reprises du foyer familial. En 1891, à 23 ans, grâce à un héritage, elle se rend en Inde, en revient envoûtée et se plonge dans l'étude de la philosophie bouddhiste, suivant des cours sur le Tibet au Collège de France. Elle se passionne aussi pour le paranormal.

Elle étudie la musique et devient chanteuse lyrique, interprétant avec succès, sous le nom d'Alexandra Myrial, Marguerite dans le Faust de Gounod, Carmen de Bizet, Manon de Massenet, Violetta dans La Traviata de Verdi... et c'est à l'âge de 36 ans, en 1900 lors d'une de ses tournées à Tunis qu'elle rencontre Philippe Néel de Saint-Sauveur, un élégant ingénieur des chemins de fer et qu'elle accepte de quitter son cher célibat pour lui.

 

Le père d'Alexandra, en réponse à la demande écrite, renvoya ces quelques mots à l'heureux élu : "Monsieur Néel, Votre lettre m'a causé un profond étonnement. Jusqu'à ce jour, ma fille avait manifesté sa ferme volonté de ne jamais aliéner sa liberté et elle protestait à chaque instant contre l'état d'infériorité que la loi impose à la femme dans tous les actes de sa vie après son mariage. Aujourd'hui, votre demande me ferait croire qu'elle a fortement modifié ses idées. S'il en est ainsi, monsieur, je ne vois pas de raison pour vous refuser mon consentement..."

La vie d'épouse ne la satisfait guère et, devenue journaliste, elle repart pour l'inde en 1911. Elle y restera 14 ans, rencontrant au passage le 13e Dalaï Lama Kazi Dawa Samdup. Parcourant des milliers de kilomètres à travers l'Extrême Orient et l'Asie centrale, elle perfectionne ses connaissances en sanskrit et en tibétain et rencontre les plus grands penseurs.

 

Après plusieurs tentatives vaines et des périples extraordinaires, Alexandra finit par gagner à pied ou à dos de yack, dans des conditions de vie très dures, Lhassa en 1924, alors fermée aux étrangers, ce qui la rendit célèbre dans toute l'Europe, grâce, notamment, à son récit "Voyage d'une parisienne à Lhassa". Elle écrivit pas loin de quarante ouvrages sur le bouddhisme et le Tibet mais aussi sur le féminisme, son dada de toujours.

Rentrée en France quatre ans plus tard, elle s'installa à Digne dans sa "forteresse de méditation", Samten-Dong. Elle repartit à 69 ans, en 1937, pour la Chine par le Transsibérien avec son fils adoptif, le lama Yongden et se retrouva en pleine guerre sino-japonaise, assistant aux horreurs de la guerre, de la famine et des épidémies. En 1941 elle apprit avec stupeur la mort de son mari et mécène.

Elle mourra à Digne l'année de ses cent ans, en 1969, peu de temps après avoir réitéré sa demande de renouvellement de passeport pour repartir dans son cher Tibet qu'avait envahi la Chine en 1950. Ses cendres ont été dispersées dans le Gange.



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bizzPat 01/12/2014 15:48


Hello Bea


Intime comment ? 


bizz


Pat

Bé@ 01/12/2014 18:46



Hmmm... difficile àdire, ayant entendu parler des moeurs de cette jeune femme avant qu'elle ne décide de se marier.



ZAZA 01/12/2014 15:36


Très intéressant ma Béa, il y a des fois où je regrette d'habiter si loin de telles manifestations. Bises et bon lundi. ZAZA

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