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18 Jan

Contrôler l'humain

Publié par Bé@  - Catégories :  #Santé

 

Une fois n'est pas coutume : je fais un copier-coller d'un extrait trouvé sur le net qui m'a interpellé. L'article, écrit par Aude Lancelin,  provient de http://www.marianne2.fr/Bienvenue-dans-le-monde-posthumain-_a214436.html du 17 juin 2012 et est intitulé : Bienvenue dans le monde posthumain !

 
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Vous aurez l'intégralité -fort intéressante- de l'article sur le lien, mais voici l'extrait en question :
 
«Des moyens inédits de contrôler le comportement humain»
Par Francis Fukuyama, chercheur à l'université de Stanford, auteur de l'essai mondialement connu la Fin de l'histoire et le dernier homme (Flammarion).
 
Par quel cheminement un spécialiste de philosophie politique en est-il venu à s'intéresser au «transhumanisme» (nouvelle forme d'humanité qui serait issue des biotechnologies, nanotechnologies, etc.) et à le condamner ? «Mon intérêt pour ce sujet s'enracine directement dans ma réflexion sur le contrôle social et l'ingénierie sociale. Repensez à l'histoire du XXe siècle et vous verrez que le fascisme et le communisme ont tenté l'un comme l'autre de refaire la société humaine de fond en comble, en provoquant des souffrances gigantesques et la destruction des valeurs humaines. C'est pourquoi il m'a tout de suite semblé évident que la compréhension bien plus fine que nous avons aujourd'hui des fondements biologiques du comportement humain pouvait engendrer un nouvel effort qui tenterait d'utiliser ces nouvelles technologies pour contrôler les gens. Ces possibilités de contrôle seraient bien plus puissantes simplement parce que nos connaissances sont bien plus fines.

«Le défi, à mes yeux, n'est donc pas simplement d'ordre éthique, mais aussi d'ordre politique. Les décisions politiques à prendre concernant nos relations avec ces technologies vont déterminer si nous entrons ou non dans un avenir posthumain. On ne souligne pas assez que la biotechnique et la meilleure compréhension scientifique du cerveau humain promettent d'avoir des prolongements politiques extrêmement importants. Combinées, elles ouvrent à nouveau des possibilités d'ingénierie sociale auxquelles les sociétés - avec leurs techniques dépassées du XXe siècle - avaient renoncé.» On pourrait penser que Francis Fukuyama exagère, qu'il amplifie des risques mineurs, lointains, peu probables. Cette domination technologique et hypersophistiquée, qui ferait de chacun de nous un robot qui s'ignore, une mécanique docile, incapable de révolte, ressemble moins à un avenir réel qu'à un paysage de science-fiction : «Ce n'est pas de la science-fiction ! Nous en avons déjà des exemples sous nos yeux. Regardez la façon dont on utilise, aux Etats-Unis et ailleurs, des drogues comme la Ritaline pour lutter contre ce qu'on appelle l'«hyperactivité». Le monde des drogues chimiques, bien avant n'importe quelle ingénierie génétique, offre déjà toutes sortes de moyens de contrôler le comportement humain. Le risque majeur est alors de toucher à un élément fondamental de la responsabilité. Si l'on dispose d'une substance capable d'effacer la mémoire, par exemple, on peut effacer aussi la responsabilité et le fait d'avoir à rendre compte de ses actes. Tout cela me fait penser que s'accroît de jour en jour la capacité d'une personne à contrôler le comportement d'une autre. »
 
 
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Ce que ne dit pas Fukuyama, c'est qu'un autre risque est bien présent : celui des effets secondaires des éléments chimiques comme le stupéfiant qu'il cite (la Ritaline est à base de méthylphénidate, très proche cousin, dans son fonctionnement, des amphétamines, dont il singe en grande partie les effets). Ce type de médicament, que l'on donne de plus en plus aux jeunes enfants -et que les laboratoires aimeraient bien voir prescrits directement par les généralistes, qui ne font "que" suivre la prescription de base, voire prônés par les enseignants- est effectivement, c'est indiqué sur la boîte, un stupéfiant. Ses effets possibles sont la perte de l'apétit, les céphalées, crampes, hypertension, excitabilité accrue lors de l'arrêt du médicament, dépendance, tics, syndrôme Gilles de la Tourette et j'en oublie certainement. Plusieurs parents affirment que leur enfant a trouvé la mort à cause de ce "médicament". Toujours est-il que mettre un enfant sous stupéfiant parce qu'il manque d'attention, par exemple, est... stupéfiant ! D'autant que ces mêmes substances sont, "dans le civil", totalement illicites.
 
Mais les laboratoires, avec les moyens extraordinaires à leur portée et leurs liens particuliers avec les spécialistes, n'hésitent pas à discréditer, à grands frais mais avec une statégie fine, tous les porteurs d'une vue alternative. Certains vont même jusqu'à laisser imaginer que leurs détracteurs, de plus en plus nombreux, font tous partie d'une secte bien connue qui, au grand dam de ceux qui n'en font pas partie, utilise les mêmes arguments pour contrer l'avancée à pas de géant de ces prescriptions parfois abusives. Les études elles-mêmes vont souvent dans le sens de ce que les laboratoires souhaiteraient véhiculer...
 
Pourtant, en ce qui concerne les "troubles" incriminés, parfois transformés en syndrômes spécifiques par de doctes américains, et portés sur un manuel de diagnostic des maladies mentales (DSM) de plus en plus remanié pour englober de plus en plus de "cas", on peut trouver des symptômes somme toute très courants, tels le manque d'attention ou l'impulsivité chez de jeunes enfants.
 
Et il existe, on oublie de le dire car on ne le sait pas toujours, des alternatives qui devraient être mise en place en première intention, lorsque les symptômes sont très gênants, à ces traitements chimiques qui ne sont pas sans danger. Différentes thérapies peuvent être mises en place, différentes approches (car l'environnement actuel est de plus en plus anxiogène et invasif). L'alimentation également peut permettre des améliorations. N'oublions pas, non plus, l'effet du magnésium, dont beaucoup de médecins ne connaissent pas les dernières études scientifiques prouvant leur importance majeure dans certains troubles comportementaux, entre autre, et qui n'a pas d'effet secondaire. Je ne peux que vous inviter à vous renseigner et à creuser en-dessous de la surface, si la question vous interpelle.
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Jacquart 19/01/2012 08:59


Merci c'est très intéressant. De toute manière tu dis que ton blog passe du coq à l'âne : je trouve ça bien que certains le fassent : on apprends des choses au jour le jour...

rené 19/01/2012 04:06

Bonjour Béa bel article, matière a réflexion je te souhaite un très bon jeudi Amitiés René

janjaques 18/01/2012 17:54


Bonsoir


Ne sommes nous pas déjà perdus? Une question...


A+ bisous

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