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01 May

Perversion et manipulation

Publié par Bé@  - Catégories :  #Santé

Qu'il est long le chemin qui mène à la confiance en soi pour les victimes d'un pervers narcissique ! Et qu'il est difficile à admettre qu'on a eu affaire à un pervers...

 

Mon amie Géraldine a eu affaire à l'un d'eux. Elle a appris a ses dépends, mais un peu tard, comme aurait dit le corbeau de La Fontaine, qu'il est possible de détruire quelqu'un juste avec des mots, des regards, des sous-entendus, c'est à dire ce que l'on nomme violence perverse ou harcèlement moral.

 

 

Géraldine a des enfants, dont elle s'est occupée depuis leur naissance jusqu'à ce que son aîné atteigne ses 10 ans. Toujours là pour soigner un bobo, aider aux apprentissages, les ouvrir à l'extérieur, jouer avec eux. Une mère aimante, dynamique et gaie. Malgré les remontrances de son mari, qui trouvait toujours qu'elle était une mauvaise mère : trop patiente, trop présente, trop moraliste, trop coincée, trop fofolle, trop ceci, trop cela. Mais il ne voulait pas non plus qu'elle retrouve du travail, il fallait qu'elle reste à la maison. Il lui avait fait comprendre que, de toute façon, elle n'était pas capable. Lorsque les enfants étaient encore des bébés, il lui reprochait sa façon d'allaiter, de bercer les enfants, de les promener, puis son mode de stérilisation des biberons, sa douceur qu'il trouvait anti-éducative. Toujours quelque chose qui n'allait pas. Mais lui ne participait aux tâches parentales que lorsque quelqu'un d'autre était à la maison et encore avec parcimonie. D'un tempérament jaloux, il l'était également des câlins qu'elle partageait avec leurs enfants et je l'ai vu plus d'une fois s'interposer dans ses moments précieux, prétextant ceci ou cela pour les séparer. Mais elle ne s'apercevait de rien : elle était raide dingue amoureuse de lui.

 

Lorsque les enfants ont été à l'école, il lui en voulait d'assister à "ces réunions parents-profs à la con", selon son expression. Lorsque l'un d'eux a présenté des difficultés pour apprendre à lire et à écrire, il lui en a voulu de s'en occuper, de l'amener chez un orthophoniste. Il disait que c'était une perte de temps. Il lui en a voulu ensuite de l'emmener chez un psy après que la psychologue scolaire l'ait recommandé. Il disait que les psys étaient "des nuisibles", ce qu'il ne se gênait pas de dire devant ses enfants en jeune âge. Mon amie a dû trouver un nouveau thérapeute plusieurs fois car à chaque fois, son mari disait qu'il était incapable ou alors que leur enfant ne l'aimait pas. En réalité, c'est lui qui n'aimait pas les psychologues. J'ai même senti souvent de sa part un dédain condescendant car il comprenait tout mieux qu'eux, d'après lui. Il avait même, un jour où j'étais là, expliqué à ses enfants très sérieusement que les psys ne servaient qu'à soutirer de l'argent à leurs "clients" et que de toute façon n'importe qui pouvait s'intituler psy. Il leur a, une fois, tenu à peu près le même discours sur les policiers. Cet homme là avait un sentiment de toute puissance ; à l'entendre, il savait tout mieux faire que les autres, qui étaient bien souvent des incapables à ses yeux.

 

Un des enfants étant gravement malade, Géraldine l'accompagnait souvent seule chez les médecins alors même que son mari était pourtant disponible lors des visites. Géraldine disait comprendre qu'il avait besoin de se reposer. C'était elle toute seule qui avait mis en place tout un protocole de suivi compliqué car lui ne souhaitait pas s'en occuper. Là encore, lorsque je lui avais fait remarquer qu'il se montrait distant du traitement de leur enfant, elle l'avait consciencieusement défendu. Lorsqu'il n'était pas sans emploi, son époux partait au travail après qu'elle soit revenue d'accompagner les enfants à l'école et était toujours là avant eux à midi et après la sortie des classes. Vous croyez qu'il aurait donné un coup de main pour un repas ou une aide dans la maison ? Vous avez deviné, pas besoin de vous dire.

 

Géraldine ne s'était aperçue de rien. Quelques amis et plusieurs personnes de la famille avaient bien remarqué ce qui se passait, sans se douter que ce n'était que la partie immergée de l'iceberg. Certains avaient essayé de la mettre en garde, mais avec une certaine retenue, ne voulant pas risquer de briser un couple et Géraldine, qui était terriblement amoureuse de son mari, ne voulait rien voir... C'est qu'il avait aussi des bons côtés, que diable ! Jusqu'au jour où il s'est mis à être physiquement brutal, non seulement avec elle, ce dont elle avait, m'a-t-elle avoué bien plus tard- l'habitude, mais avec un de leurs enfants.

 

Au début, elle s'interposait entre lui et l'enfant qui pleurait, mais cela ne faisait qu'empirer son état et il la repoussait avec brutalité en l'insultant et l'enfant ne pouvait pas se défendre. Lorsqu'elle en reparlait avec lui une fois ses crises terminées, il la traitait de folle, disait que c'était à cause d'elle que leur enfant n'allait pas bien, parce qu'elle était "trop patiente", qu'elle "laissait tout passer". "Tout passer", pour lui, c'était laisser faire une pause à leur enfant lorsqu'il avait du mal à lire après l'école, en CP. Géraldine était à côté de l'enfant lorsqu'il lisait tout haut et l'écoutait avec attention et patience, lui donnant des "trucs" pour se rappeler d'une prononciation par-ci, par-là. Mais son homme ne l'entendait pas ainsi, il ne voulait pas de méthode ludique et criait qu'il fallait apprendre aux enfants que les choses n'étaient pas faciles, que la vie était dure et des choses comme ça. Je l'ai déjà entendu dire, en parlant du plus jeune, qu'il "le materait", c'est vous dire. Géraldine m'a raconté qu'un soir pendant une séance de lecture difficile, son mari avait bondi dans la chambre où ils étaient avec son fils, l'avait envoyée valser à plusieurs mètres de là et son fils s'était mis sous l'escalier, tout pâle, en tremblant comme une feuille.

 

Cet homme là ne m'aimait pas et je pense que cela vient du fait que j'ai été témoin de certains de ses comportements et qu'il savait que je me doutais de qui il était. Il a essayé, m'a dit mon amie, de l'éloigner de moi à maintes reprises, lui rapportant des propos que j'aurais dit (évidemment mensongers et me présentant comme quelqu'un de mauvais). Et finalement, cela ne m'étonne guère de lui. Mais je sais que ce type de personnage est tellement beau parleur et joue tellement un double jeu qu'il arriverait à faire croire qu'il est un ange à bien des gens plus ou moins naïfs et même à des pas naïfs du tout.

 

Un jour, elle avait vu, du couloir, son mari arriver en courant dans la salle de bains, le zizi à l'air et les mains pleines d'excréments. Il s'était mis à hurler sur le cadet, dans cette tenue, lui donnant des coups et le traitant de tous les noms. Pour rien. Géraldine a pris peur pour ses enfants. Elle est sortie avec eux et a téléphoné à une amie. Celle-ci lui a conseillé de porter plainte. A l'hôtel de Police, l'agent qui a pris sa déposition lui a déconseillé de porter plainte et l'a amenée à déposer une main courante à la place. Puis elle est allée chez son amie, les enfants et elle en état de choc. Elle pensait ensuite trouver un endroit où il ne viendrait pas les malmener, le temps de réfléchir à la situation, le temps qu'il se calme.

 

Géraldine m'a dit qu'elle avait plusieurs fois menacé son mari de le quitter s'il continuait comme ça. A quoi il se contentait de répondre en riant qu'elle ne le ferait jamais. Cette fois-ci, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Le mari fut averti que sa femme demandait le divorce pour de bon. Et là les manipulations en vue de ce divorce commencèrent. Averti qu'elle demanderait à garder les enfants pour les protéger, il a entammé des manoeuvres dignes du plus grand stratège pour se défendre. Son attitude me rappelle une phrase qu'il avait coutûme de dire : "La meilleure des défenses est l'accusation". C'est ce qu'il fit. Tout ce dont sa femme l'accusait, il le retournait contre elle. De ce jour, il n'a eu de cesse de se montrer assidû aux réunions de parents à l'école, aux sorties avec les enfants, aux visites chez le médecin, en rajoutant un maximum pour se présenter en bon père de famille. Je ne suis pas seule à avoir remarqué son manège. Une autre amie a remarqué aussi le changement d'attitude. Il est devenu souriant, avenant, discutait avec les profs et les amis, préparait un repas, se mettait à jardiner, s'habillait correctement et surtout s'est mis à parler ouvertement en bien des mêmes personnes qu'il n'avait cessé de villipender.

 

Mais en privé, me disait Géraldine, c'était une toute autre affaire. Il travaillait en metteur en scène pour amener à des situations improbables. Il amenait un de leurs enfants à la haïr, lui faisant croire qu'elle ne l'aimait pas. Par exemple lorsqu'elle lui confisquait un objet (sa réaction était en rapport avec le comportement de son enfant), le mari criait sur sa femme, devant l'enfant, qu'elle le détestait, qu'elle n'avait pas le droit de faire ça, puis il amenait son enfant désobéissant en ville pour manger au restaurant (laissant l'autre enfant, qui n'avait rien fait, de côté). Un jour, il "accusait" sa femme -toujours devant les enfants- d'être lesbienne, un autre jour, il lui "prouvait" qu'elle faisait partie d'une secte, et ainsi de suite, jusqu'à ce que les enfants dénigrent leur mère comme leur père le faisait sans réfléchir aux conséquences psychologiques pour ces enfants. Je trouvais mon amie en proie à des réactions de frayeur intense, de perte de repères, complètement déstabilisée, elle était en train de devenir folle et me le disait. Elle ne savait pas quoi faire pour protéger ses enfants de cette terrible perturbation et elle avait compris qu'il faisait tout, comme il le lui avait dit, pour qu'elle ne puisse plus jamais voir ses enfants. Il les montait véritablement contre elle mais eux étaient trop jeunes pour s'apercevoir de quoi que ce soit.

 

Mais ce n'était pas tout, cet homme malfaisant avait également réussi à faire faire de faux témoignages à des personnes de sa famille, probablement après leur avoir menti sur la situation réelle et se gardant bien de parler de sa violence. Il avait également ourdi un drôle de plan que m'a raconté Géraldine. Un jour où sa mère devait recevoir une relation honorable chez elle, le mari de Géraldine avait créé une situtation difficile et mis un de ses enfants si en colère qu'il s'était mis à casser des objets dans la maison, tant et si bien que sa maman le gronda. Mais le père encouragea, pour se révolter, l'enfant à la taper avec un gros objet solide, ce qui est grave. Pendant que la mère se défendait et lui criait d'arrêter, le père appela sa mère à lui, en prenant un ton affolé et en disant bien fort au téléphone :"maman, écoute, mets le haut parleur, elle tape XX (l'enfant) ! Elle le tape, elle le tape ! Je ne sais pas quoi faire !". Evidemment, c'était complètement faux, mais curieusement, ceci fut rapporté par un acte signé de la "relation", qui avait entendu cela sur le haut parleur. Il est étonnant qu'un homme qui pesait pas loin du double de son épouse et était particulièrement fort ait été obligé d'appeler sa mère (chose qu'il ne faisait jamais, d'après mon amie) plutôt que de réagir. Peut-on imaginer qu'un tel homme, s'il avait été en face d'une femme violente envers leurs enfants, l'eut laissé faire ? Je pense que là aussi vous avez compris le truc. Quelle présence d'esprit, non ?

 

Je connais bien Géraldine et j'ai rencontré son mari en plusieurs occasions. Je sais ce qu'il en est. Géraldine m'a parlé de bien des manoeuvres et bien des manipulations de cet homme, qui a failli la défigurer une fois sous le coup de la colère. J'ai appris avec incrédulité tout d'abord que cet homme avait obtenu la garde de leurs enfants et je ne doute pas qu'il en avait demandé la garde pour des raisons plus financières que toutes autres, le sachant particulièrement vénal (je ne suis pas la seule à l'avoir soupçonné d'avoir épousé mon amie pour sa situation sociale). Je sais qu'un homme comme lui, qui sait jouer les séducteurs à ses heures, peut arriver à duper même des spécialistes. Géraldine m'a raconté les fois où le père de ses enfants l'avait empêchée d'aller aux urgences de l'hôpital lorsqu'il avait brutalisé l'un ou l'autre, puis où il s'enfermait avec eux dans leur chambre pour discuter pendant de très longues minutes, les fois où devant elle, il disait à leurs enfants, en criant sur leur mère, qu'elle était complètement folle et violente (un comble !). Elle m'a dit les répétitions de ces "scènes", jour après jour et son impossibilité à remettre les choses d'applomp dans la tête de ses enfants, son mari ne lui laissant pas la possibilité de répondre à ses accusations mensongères.

 

Elle m'a dit la manipulation évidente du père, qu'elle voyait oeuvrer sans qu'il s'en cache, sur leurs enfants pour qu'ils la dénigrent d'abord, puis, comme lui, la rabaissent, puis la traîtent comme une folle, puis ensuite comme une moins que rien. Puis son revirement et son empressement à se montrer presque tendre à d'autres moments, surtout en public. Elle m'a dit son désaroi face à ce qui devait se passer dans la tête de leurs enfants, que leur père menait de la terreur à la douceur d'un instant à l'autre. Pauvres enfants qui avaient été amenés à penser que leur mère mettait en avant la violence de leur père dans le but de divorcer, alors que c'est à cause de cela même qu'elle voulait divorcer, pour les protéger eux. Géraldine a obtenu un droit de visite conventionnel - un peu étendu et a réussi à faire mettre en place un suivi avec un aide-éducateur, mais a continué de craindre pour ses enfants. Car, même si le père fait tout à présent pour montrer qu'il est quelqu'un de bien, il y a parfois encore des débordements graves, mais ses enfants ne veulent pas qu'elle porte plainte. D'ailleurs, à la réflexion de l'un d'eux dernièrement, j'ai bien compris qu'il pensait que la violence c'était autre chose, quelque chose où on utilise une arme, où il y a du sang versé. Le reste, ce n'est "pas grave"...

 

A l'heure où j'écris, les enfants de Géraldine ont grandi et Géraldine a réussi à tenir le coup et aussi à résister aux antidépresseurs prescrits par son médecin. Un ami lui a conseillé des cures de Magnésium. Elle a fait aussi du sport et a suivi une thérapie pour l'aider. Elle est sortie du gouffre. Elle est devenue forte. Mais elle ne partagera plus jamais sa vie avec un homme. Elle ne peux plus. Je lui ai parlé il y a peu ; elle m'a dit qu'elle s'était inspirée du bouddhisme pour prendre de la distance avec ce qui lui arrivait et avait arrêté de se faire du mourron pour ses enfants, qui sont plus grands à présent. Elle a confiance en la vie et a repris confiance en elle-même grâce au soutien de sa famille et de ses amis. Je suis sûre qu'un jour ses enfants comprendront ce qui s'est passé. Je sais qu'ils l'aiment. Le temps est un merveilleux remède, qui ouvre aussi parfois l'esprit.

 

Voici le titre d'un livre instructif sur le harcèlement moral, celui qu'un psy du cadet de mon amie l'a incitée à lire après lui avoir ouvert les yeux sur son mari : "Le harcèlement moral", de Marie-France Hirigoyen. Sous titre : "La violence perverse au quotidien", Editions La Découverte et Syros, 1998. Comment comprendre, analyser, vaincre le harcèllement psychologique ? Quelles solutions, quelles parades y opposer ? Une sorte de chronique de la violence psychologique au quotidien. Je pense que la lecture de ce livre a permis à Géraldine d'ouvrir les yeux sur ce qu'elle était en train de vivre. A l'occasion, je posterai volontiers un article pour résumer le livre, que j'ai lu moi aussi. Si cela peut en aider certaines à repérer un prédateur, cela n'aura pas servi à rien. N'oubliez-pas : un pervers narcissique ne changera pas, c'est un vrai prédateur et il refusera également tout suivi thérapeutique, même si souvent son passé lui a laissé des blessures. C'est à vous de changer pour ne plus être victime.

 

Voici également quelques liens utiles :

http://manipulationperverse.fr/

http://violence.morale.over-blog.com/article-dejouer-la-manipulation-48616807.html

http://www.psyvig.com/default_page.php?menu=20&page=7

http://www.terrafemina.com/vie-privee/psycho/articles/611-la-manipulation-affective-dans-un-couple.html

http://forum.psychologies.com/psychologiescom/Mieux-se-connaitre/manipulation-perverse-sujet_4492_1.htm

 

http://www.cifpr.fr/+pervers-narcissiques-manipulation+

http://www.comlive.net/Les-Pervers-Narcissiques,143317.htm

 

Mais il y en a bien d'autres.

 

A bientôt pour un article plus analytique. 

 

 

 

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Sophie 11/05/2012 20:20


Merci Béa, ton article m'a beaucoup touchée... Il me semble, que Maurice, le mari de ma belle-sœur dont je t'avais parlé, n'a toutefois pas cette envergure. Je pense très très fort à toi et à ta
bienveillance, tu es une sœur pour moi... Je pars quelques temps en villégiature chez ma fille aînée dans sa charmante maison de campagne ! Mille bisous

Bé@ 13/05/2012 20:38



Moi aussi je pense très fort à toi et j'espère que tu arrives gérer et prévoir. Je suis toujours là si tu as besoin, bien sûr. N'hésite pas à me solliciter, ce sera un plaisir pour moi.


Bisous.
Idem aux enfants.



Sylvie 02/05/2012 19:14


Je me suis "un peu" intéressée à ce problème de comportement qu'adoptent des gens pour masquer leur vide émotionnel. Ils vampirisent leur victime pour en aspirer un peu la substance humaine car
eux sont des êtres froids, dans leur coeur qui n'a pas appris à ressentir et exprimer des émotions humaines. Toute leur vie, ils doivent: jouer des personnages qu'ils se choisissent selon
les circonstances (ils sont même capables de dire la vérité sur eux-mêmes), d'où la manipulation; ensuite ils alimentent leur vide intérieur et surtout doivent le cacher à leur entourage
et à leur victime . Ils sont à différencier des escrocs qui eux ne manipulent "que" pour soutirer de l'argent et ne sont pas malades. Les pervers(e)s narcissiques sont des êtres
très malades et malheureusement très dangereux car ayant du coup une capacité à développer des relations sociales nombreuses, ils apparaissent comme très sociables et conviviaux en public donc
au-dessus de tout soupçon! I


Je suis un peu pessimiste parce que même si leur cas est "à la mode" il n'y en a pas de plus en plus seulement à cause de cela. Notre société superficielle du "paraître" et du Virtuel élimine
violemment ceux qui ne veulent pas jouer ce jeu-là. Elle est aussi un formidable moyen pour tous ces malades de se réaliser pleinement et d'occuper des postes importants. En route vers de
nouvelles dictatures... molles mais meurtrières!


 

Bé@ 06/05/2012 18:39



"Vampirisent", c'est le bon mot. Je vois que du connais. Au-dessus de tout soupçon, comme tu dis, dans beaucoup de cas. Là est le principal danger.


Gros bisous.



Beau poèmepatriarch 02/05/2012 06:56


Ce ne sont pas des hommes... ce sont des bêtes.... Bises

Corinne 01/05/2012 22:01


Quelle vie que tu racontes ici ! J'ai une amie qui a épousé ce type d'homme, dès le lendemain du mariage il commençait, elle n'avait pas voulu écouter les conseils de sa première femme, le
croyant lui ! Heureusement, ils n'ont pas eu d'enfants, elle a réagit très vite et avec l'aide de sa famille et amis, elle a réussi à mettre en place une procédure de divorce, elle aura été
mariée 9 mois ! 9 mois d'enfer au quotidien, elle en parle encore au bout de 15 ans !


Ton amie est très très forte, je suis certaine que ses enfants le savent malgré la mesure de garde en faveur du père... Qu'elle garde espoir, dis lui que bien que je ne la connaisse pas, je
l'admire et je l'aime.... Dis lui que tous les hommes ne sont pas comme ça.... 


Je t'embrasse très fort Béa 


Corinne

Bé@ 06/05/2012 18:37



Heureusement que ton amie a réagi très vite et c'est merveilleux qu'elle ait une famille proche et soudée. Je comprends qu'elle en parle encore, ce genre d'homme est particulièrement malfaisant
et peut farfois mener au suicide, seulement on n'en parle pas encore beaucoup. La difficulté pour se séparer vient souvent du fait que le pervers ne veut pas partir et c'est souvent à la victime
de trouver un autre logement, où elle sait qu'elle ne sera pas tout à fait en sécurité car dans certains cas, le prédateur devient dangereux et agit de façon qu'on ne peut même pas imaginer. Et
puis c'est très difficile de prouver la manipulation d'un manipulateur aguerri. Il sait très bien cacher la chose.



biker06 01/05/2012 20:20


Hello Bea


Il y a eu une emission sur cela , il y a quelques semaines..... Il y a des cas des deux cotés bien sur ! Puis , il y a aussi ce harcelement moral au travail ... Je l'ai vu de mes propres yeux
quand je travaillais à la poste . Le pire , c'est que l'on parle des cas de suicide maintenant , alors que cela existe depuis longtemps. Mais avant , c'etait un tabou médiatique... comme pour le
harcelement sexuel !  Tant mieux , si les médias en parle maintenant , les choses pourront bouger.


bisous


pat


*tiens , comme par hasard , je vois longuet qui parle à la TV. Les années de ce mec la , on été les pires à la poste.

Bé@ 06/05/2012 18:33



J'ai eu autour de moi deux personnes victimes de harcèlement au travail et j'avoue que ce n'est pas jojo. C'est bien que le tabou saute ; comme ça, les gens parlent et les responsables se
poseront peut-être un peu plus de questions. Je l'espère. Je souhaite que les formations des managers intègrent plus la dimension humaine. C'est dingue que l'on fasse si peu de cas de personnes
qui se donnent la mort à cause de leur condition de travail.



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