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28 Oct

Rue de la paix

Publié par Bé@  - Catégories :  #Humeur

 

Rue de la Paix, Avenue de Breteuil, Boulevard des Capucines... autant de noms qui vous rappellent avec émotion vos premières parties de Monopoly.

Pendant que certains jouent avec des pions, d'autres jouent avec le feu. Retour en arrière. 16 septembre 2011, ce n'est pas si loin.

 

rue-de-la-paix.jpg

 

Sur son lit d'hôpital, X, qui a été gravement blessé dans l'après-midi, ne sait pas qu'il vient d'échapper à la mort, cette fois-ci. A présent, un policier le veille jour et nuit. Mais que s'est-il passé ?

 

Deux jeunes encagoulés ont été surpris par une infirmière, dans le couloir de l'hôpital Beaujon, à Clichy-la-Garenne. A celle-ci, qui leur demandait ce qu'ils faisaient, ils ont répondu qu'ils cherchaient la chambre d'un individu blessé. Pourquoi ce jeune-homme était-il blessé ?

 

Quelques heures auparavant, à quelques kilomètres de là, rue de la Paix, sur la commune de Tremblay-en-France, du département dont les chiffres évoquent à eux seuls le mal-être des cités et la délinquance juvénile, les pompiers -très lents, paraît-il, à arriver sur les lieux - découvrent quatres corps. Il s'agit de jeunes garçons.

 

D'après des témoignages de riverains, deux jeunes sont arrivés en scooter et l'un d'eux a tiré une dizaine de coups de feu sur des dealers. Ces derniers sont bien connus des services de la police, qui avoue son impuissance face à la montée du trafic de stupéfiants et à la criminalité.

 

La fusillade a fait deux morts et trois blessés. Elle a aussi commotionné les proches témoins de la fusillade. La placette herborée où s'est déroulée le drame se trouve à l'entrée d'un centre social répondant au joli nom de Mikado. Les travailleurs sociaux du centre sont sortis en entendant les coups de feu et se sont trouvés cibles des balles perdues pendant qu'ils essayaient de porter secours aux victimes. D'après ma cousine, parmi ces quatre travailleurs, dont elle fait partie, deux ont réussi, après avoir été aidés psychologiquement, à reprendre leur travail quelques jours plus tard. Mais les deux autres ont donné leur démission tant le choc les a marqués et tant la peur s'est installée.

 

rue-des-meres.JPG

 

Des dégâts collatéraux, il n'en manque certainement pas, à commencer par les mères des victimes et les mères des coupables. Coupables, elles le sont aussi puisqu'elles avaient le devoir d'éduquer leurs enfants et de les aider à s'insérer au mieux dans la société. Qu'est-ce qui fait aujourd'hui que tant de mères n'y arrivent plus ? Victimes, elles le sont également de par la perte de leur enfant, soit qu'il soit mort, soit qu'il ait pris le chemin du crime. Qui serait-on pour leur jeter la première pierre ? Et bon Dieu, pendant ce temps-là, que font nos chers politiciens qui se chamaillent pour des voix ? 

 

 

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patriarch 29/10/2011 07:09



C'est un peu partout pareil... Bises et belle Journée.


 


Nous habitons tout près de la Villeneuve de Grenoble, les rails du tram nous en séparent....



Bé@ 29/10/2011 11:27



C'est vrai qu'il n'y a pas que dans le neuf-trois, mais c'est ce département qui catalyse le plus l'idée que l'on se fait de la montée de la criminalité. Je me demande ce que le quidam moyen
comme nous peut faire pour enrayer cette folle machine...


Bon courage, en attendant.


Bises.



Belbe 28/10/2011 19:34


merci pour ta visite sur mon blog .. la rue de la paix ça me rappelle le monopoly


Bé@ 29/10/2011 11:24



Ce fut un plaisir.


Le Monopoly est un jeu bien gentil à côté du jeu du monopole du quartier où on peut dealer... puisqu'il peut en coûter la vie.


Merci d'être passé. A bientôt.



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