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26 Nov

Trois médicaments à interdire tout de suite

Publié par Bé@  - Catégories :  #Santé

C'est le titre d'un article paru dans la rubrique "Actualité Pathologies Neurofonctionnelles" du magasine "Santé intégrative", signé par le Dr Philippe Tournesac. Il me paraît tellement important pour la santé des enfants que je vous le transcrit ci-dessous.

 

"Le livre "les 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux" des professeurs Philippe Even et Bernard Debré fait l'effet d'un nouveau pavé dans la mare des thérapeutiques médicamenteuses. On y trouve une liste de 58 médicaments dangereux dont la Ritaline, le Quasym et le Concerta. Il s'agit de trois spécialités contenant la même molécule, le methylphenidate, et utilisées pour traiter les enfants souffrant de déficit de l'attention ou hyperactivité. L'efficacité de cette molécule a été basée sur une hypothèse, le déficit de l'axe dopaminergique, maintenant démontrée comme fausse et sur un semblant d'efficacité chez certains enfants à peine supérieure au placebo.

 

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POURQUOI DOIT-ON LES INTERDIRE DES QUE POSSIBLE ?

 

Il s'agit d'une molécule faisant partie des amphétamines* (molécules prisées par les toxicomanes) qui ne doivent pas être administrées à des enfants. Les effets secondaires connus de cette molécule, habituels pour des amphétamines, sont : hallucinations, violences, suicides, maladie cardiaque. De quel droit impose-t-on cela à des enfants ? Est-ce bien raisonnable d'exposer à de tels risques un enfant qui a du mal à se concentrer en classe?

 

Les molécules apparentées, Dinintel (médicament pour maigrir), Médiator (scandale en cours), Maxiton (stimulant intellectuel en vogue dans les années 70) ont été interdites aux adultes. Pourquoi mantenir celle-ci pour les enfants ? Il existe d'autres moyens de soigner les enfants soufffrant de troubles déficitaires de l'attention et hyperactivité comme le magnésium, le fer, une alimentation adaptée, les thérapies comportementales et émotionnelles et une adaptation des structures d'enseignement.

Les résultats thérapeutiques sont loin d'être satisfaisants et de justifier des risques vitaux pour les enfants.

 

A la lecture de tous ces arguments, on peut s'interroger sur les raisons du maintien de leur commercialisation. Voyons pourquoi ils n'ont pas encore été interdits.

Il est plus facile de prescrire un médicament que de prendre le temps d'étudier des situtations souvent très différentes et d'analyser des déficits.
Le lobby pharmaceutique exerce un pouvoir sur les politiques et les médecins qui dépasse de loin le raisonnable. Comme pour le Médiator, ils se gardent bien d'insister sur les dangers.

 

Les médecins qui les prescrivent se soucient peu ou sont mal informés des effets secondaires mentionnés. Une circulaire a été envoyée par les laboratoires à tous les médecins en septembre 2012. Celle-ci insiste sur les conditions de prescriptions mais évoque à peine la possibilité d'effets secondaires gravissimes liés à leur utilisation.

 

Le magnésium qui a prouvé son efficacité dans cette affection a été déremboursé. Il est difficile pour les médecins hostpitaliers de prescrire des médicaments non remboursés qui ont été arbitrairement classés dans les catégories des "faible service médical rendu". Comme le principal outil thérapeutique promu en médecine est le médicament, à quoi serviraient tous les pédopsychiatres hospitaliers ?

L'offre des structures spécialisées est totalement insuffisante en matière de rééducation neuropsychologique, de psychothérapie et de correction des déficits nutritionnels.

 

Interdire ces médicaments nécessite une décision politique courageuse qui devra s'intégrer dans une planification globale et le développement d'une véritable prise en charge intégrative. A travers de multiples publications scientifiques, des articles, des entretiens personnels avec les autorités concernées, l'information sur le danger de ces traitements a été faite. Ceux qui ferment les yeux sur ces dangers sont aujourd'hui coupables. Qui sera assez courageux pour prendre la décision de les interdire ? Pour le Médiator, c'est le nombre de morts qui a permis d'interrompre la commercialisation. Combien d'enfants doivent mourir pour arriver à cette décision ?"

 

* Note personnelle : S'il ne fait pas, à proprement parler, partie des amphétamines, le methylphenidate est un stupéfiant proche qui agit sur le cerveau de la même façon (on dit qu'il est "amphétamine-like") et comporte de nombreux risques neuropsychiatriques, des effets sur la croissance et peut mener à des abus ou une dépendance. Certains neuro-pédiatres ou pédo-psychiatres sont même réputés dans le milieu éducatif pour avoir la main légère relativement à leur prescription.

Commenter cet article

oxcyde 22/04/2014 02:45


bien que cet article comporte des choses tout à fait vraies, je ne suis pas d'accord avec certains passages. Il faut bien différencier les médicaments récents comme le quazym, et les premier
prototype tels que la ritaline et concerta. 


Ayant pris du quazym pendant plusieurs années, je peux vous garantir que je n'ai jamais été sujet aux effets secondaires décrit dans cet article, que ce soit pendant le traitement, après ou
lorsque je n'en prenais pas pendant quelques temps. Je précise cependant que mon traitement était du quazym à liberation prolongé, ce qui exclu toute sensations de ne plus avoir les effets du
médicament et ainsi commencer en plein journée a ressentir les symptomes, ce qui est souvent le cas avec du concerta ou ritaline, ou la prise doit etre régulière, et forcement selon chaque
patient, cela diffère.


De plus, lorsqu'un produit est une dérivé d'un autre, cela n'implique pas forcément les même effets (secondaire).


Cepdant, je suis tout a fait d'accord sur le fait que les medecins sont très mal informés, et par ailleurs, le boum des concerta et ritaline pendant les années 90, surtout provenant des etats
unis, n'ont pas été étudié quand ce traitement a été présenté comme "miracle". 


De nos jours, avec un médecin spécialisé, un suivi régulier, et un traitement/dosage adapté (donc pas concerta ni ritaline), ce  traitement peut s'avérer très efficace et salutaire. Bien
évidemment, chaque patient réagit différemment, tout comme les anti-dépresseur, ou le patient peut changer de médicament afin de trouver celui qui lui convient le mieux.


Parfois un antidépresseur x donnera des effets secondaire catastrophique alors que le y sera impeccable. Et je pense qu'il en va de même pour beaucoup de traitement à moyen/long terme, et la
méthylphénidate en fait partie. Bien entendu, et comme toujours, il y aura des patients qui ne seront pas réceptif à une molécule précise, ou dévellopera des symptômes excessifs, et devra
surement se tourner vers un autre traitement.


 


Veuillez m'excuser pour les fautes d'orthographe, et merci de m'avoir lu.


 


PS : On ne peut pas interdire un médicament sous pretexte qu'il soit détourné pour un mauvais usage, là ou par exemple, un simple efferalgan codéiné peut être détourné en injection intraveineuse.
Je vous laisse imagine pour les anti douleurs puissants, et tout autre molécule d'ailleurs ... 


dans la mesure ou le dosage et le suivi est adapté, même une moléculé dangereuse en cas d'usage détourné n'implique pas qu'elle le sera lorsque la posologie et les dosages prescrits sont
respectés.

Bé@ 24/04/2014 21:29



Merci Oxcyde, pour votre commentaire intéressant.


Je vous conseille, pour de plus amples informations, ce site : http://hyperactifs-tdah.cowblog.fr/ certes partisan mais bien documenté; on comprend mieux les raisons de l'indignation de ceux
qui s'informent sur le MPH.  Je suis heureuse que vous n'ayez pas les effets secondaires décrits, mais je vous souhaite néanmoins de pouvoir vous passer du Quazym dès que possible (mais très
progressivement) afin de vous retrouver vous-même et d'éviter les risques liés à la prise sur le long terme. Informez-vous; les prescripteurs ne sont pas toujours les mieux informés (et donc
leurs "clients"). Mon plus grand souhait est que vous trouviez l'origine de vos soucis attentionnels.


Cordialement.


 



mutuelle famille 21/12/2012 10:11


Soit une planification globale sur l’interdiction de ce genre de médicaments dangereux est à prendre soit les médecins doivent être conscients de leurs effets néfastes et évitent à tout prix de
les prescrire à ces patients. On doit tous se protéger.

Béa 10/03/2015 14:20

J'accepte sur mon blog des commentaires émanant de personnes et non de groupements. Dès que l'administration de l'hébergeur me le permettra (problèmes actuels de gestion), je supprimerai ce commentaire. Néanmoins, je vous remercie de votre visite.

Bé@ 30/12/2012 13:53


Les médecins, à qui l'on apprend à prescrire de tels médicaments, n'ont, bien sûr, pas conscience des risques réels qu'ils font prendre aux patients. Faudrait-il former les futurs médecins à la
pharmacologie ? Ce pourrait être une voie... Mais il faut avant tout penser à l'adage que les médecins ont fait leur : "Primum non nocere" = "D'abord, ne pas nuire". Un adage à leur rappeler. Mais
nous sommes tous des êtres pensants et vous avez raison, nous devons nous protéger, notamment du modèle établi qui a parfois ses failles.


mutuelle famille 21/12/2012 10:08



Dr WO 27/11/2012 18:57


Je sais que ce sujet vous tient à coeur. Primum non nocere.


Dr WO

Bé@ 01/12/2012 16:38



Oh oui, Doc, bien plus que vous ne pensez. Je ne comprends pas que l'ANSM ne retire pas du marché, au moins pour les jeunes, un stupéfiant dont l'utilité n'est en plus pas prouvée.


Bonne journée.



le Pierrot 27/11/2012 17:41


pffff, y a bien du vrai dans tout ça, je ne prends des médicaments que lorsque c'est vraiment obligatoire, moi...bise Béa, bonne fin d'après midi...

Bé@ 01/12/2012 16:35



Il y a plus que du vrai. Bien sûr il y a plein de médicaments efficaces et utiles, même très utiles. Celui dont l'article parle, par contre, n'est ni plus ni moins qu'un stupéfiant qui est
parfaitement interdit de consommation lorsqu'il n'est pas sous ordonnance. Chercher l'erreur. L'AMM de la cocaïne a été retirée il y a bien longtemps, même pour les adultes, alors pourquoi
prend-on à présent nos enfants pour des cobayes ? Il est temps de se réveiller.



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