Le petit Japon de Toulouse
Deuxième journée de visites éclair à Toulouse hier pour trouver un studio ou une chambre à mon grand Thomas qui s'est inscrit là-bas à la fac de Philo (au Mirail renommé Jean-Jaurès). Cette fois-ci, Thomas était là aussi puisqu'il vient de rentrer de Berlin où il a passé 3 semaines avec des amis.
Comme nous avions quelques minutes avant la dernière visite, Thomas m'a fait découvrir le JARDIN JAPONAIS, à 5mn de la basilique Saint-Sernin. C'est Pierre Baudis, lorsqu'il était Maire de Toulouse, qui en avait eu l'idée et il fut mis en place en 1981. Conçu à la façon des jardins de Kyoto des époques de Muromachi et Edo (XIVe au XVIe siècle), c'est un coin de verdure tranquille où l'on peut méditer tout à souhait. Le minéral, le végétal et les carpes vénérables y sont à l'aise.
Isolé du reste du Parc grâce à une ceinture légèrement vallonnée et arborée, on y découvre l'île Grue, l'île Tortue, les neuf rochers, un petit lac que l'on traverse à l'aide d'un pont traditionnel pour se retrouver sur l'île du Paradis où l'on suit le chemin d'une cascade sèche jusqu'au Pavillon de thé qui regarde le lac d'un côté et un jardin sec de l'autre.

Sur un sentier à proximité, on peut voir une statue du maître Zen Taisen Deshimaru, mort en avril 1982 d'un cancer du pancréas, après avoir oeuvré sa vie durant pour l'expansion de la discipline du Zen Soto (il a fondé 200 dojos en Europe). Maître Deshimaru a travaillé à Paris, en 1962, dans un magasin d'alimentation macrobiotique, tout en pratiquant et enseignant le Zazen dans l'arrière boutique.
Si je peux revenir dans ce havre de paix à l'automne ou en hiver lorsqu'il neige, je suis persuadée que le paysage en sera sublimé. L'idéal serait d'y apporter mon matériel de calligraphie portable.


