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20 Aug

Terri

Publié par Bé@  - Catégories :  #à lire - à voir

Avec Mathieu, nous sommes allés voir un film qui sort des sentiers battus du commerce de la pellicule : TERRI.

 

 terri.jpg 

 

Cette comédie sociale d'Azazel JACOBS, qui est à l'affiche depuis quelques jours, nous raconnte Terri (superbement joué par Jacob Wysocki), un adolescent vivant dans une petite province des Etats Unis. Il habite chez son oncle impotent, James, et doit s'occuper constamment de lui. Terri, qui est obèse et maladroit, se rend à son collège en pyjama (il est plus à l'aise, dit-il, ainsi). Son embompoint et sa tenue sont à l'origine des moqueries dont il est l'objet. Terri prend de la distance et ne lutte pas contre ces réactions. Un jour, l'adjoint du proviseur, M. Fitzgerald (joué par John C. Reilly) l'appelle dans son bureau. Il a décidé de l'aider. Peu à peu, Terri lie une relation amicale mais empreinte de recul avec lui et avec deux autres élèves eux aussi marginaux : Chad, un hypertendu qui s'arrache les cheuveux, et la jolie Heather, dont la sexualité affleurante lui fait peur.

 

 

Que voit-on dans ce film ? On voit que les encadrants, qu'ils soient enseignants, tuteur (l'oncle James), secrétaire ou l'adjoint au proviseur lui-même, sont tous des marginaux avec leur propre faille. M. Fitzgerald n'a toujours pas tiré un trait sur les maltraitance qu'il a subi enfant lorsqu'il était la risée des autres et c'est pourquoi il s'intéresse à Terri. On voit aussi la sensibilité des êtres qui sortent du moule habituel et portent en eux une douleur liée à une forme d'humiliation.

 

 

En définitive, c'est celui qui est montré au départ comme différent qui s'avère être le plus "normal" et le plus raisonnable. La morale que j'aimerais tirer de ce long métrage est que nous avons tous des différences, tous une relation particulière au monde, aux autres et que nous devons changer notre regard, oublier les termes normalisateurs et normatifs pour nous ouvrir aux différences qui nous unissent plus qu'elles ne nous séparent.

 

En tout cas, ce film ne m'a pas déçue. C'est un vrai film d'auteur. Simple. Peu loquace. Efficace. Et surtout sensible, ce qui le rend beau.

 

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Patrick Hannais 12/09/2012 17:54


après lecture de votre blog "Nabis" de 2010


je vous avertis que je jouerai le Noa Noa de Gauguin les 24 et 25 Novembre 2012


au musée Maurice Denis lors de l'expo consacrée à Georges Lacombe


(je l'ai donné au musée Fleury en 2010) c'est annoncé sur le site du musée de St Germain en Laye...voilà

Bé@ 19/09/2012 20:42



Vous parlez sans doute du petit billet que j'avais fait sur l'exposition des Nabis à Lodève. Je n'ai pas beaucoup de temps pour vous répondre en ce moment, mais je tâcherais d'avoir plus de
précisions sur le "Noa Noa" de Gauguin au Maurice Denis. Je regarderai le site du musée de St Germain en Laye (que j'adore car j'adore la préhistoire).


Merci pour votre commentaire et très bonne journée.



patriarch 21/08/2012 07:18


Une belle histore morale....Bonne journée. Bises

Bé@ 23/08/2012 13:30



Oui, tout à fait morale, ce qui ne me déplaît pas, en réalité.


A bientôt et bonne fin de journée.



mounic 20/08/2012 16:24


j'aime bien ce que tu en dis! si j'ai l'occasion -mais je vais si rarement au ciné- j'irais le voir...de gros bisous bien chauds! mémé

Bé@ 23/08/2012 13:30



Et tu aurais raison car on en sort comme réconcilié avec le petit monde des petits qui nous entourent. Comme si la nature reprenait ses droits, les droits à être chacun soi-même.


Bisous un peu plus frais.



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