Les phares
Trois siècles avant J.C., un pharaon inspiré fait bâtir, dans le delta du Nil, une tour de cent trente-cinq mètres de haut pour porter la clarté loin en mer grâce à des feux de branchages qui demeureront ininterrompus seize siècles durant, jusqu'à un séisme, en 1303. L'île de Pharos donnera désormais son nom à ces tours de lumière : les phares. Les louanges du phare d'Alexandrie nous sont parvenues à partir de tessons trouvés dans le désert égyptien. Quant au monument lui-même, ses vestiges ont été remontés du fond de la baie éponyme.
Pour les amoureux des phares, un conseil de lecture : "Les Maîtres des Phares", de Charles Paolini (Ed. Glénat). C'est un livre qui vous emporte, contre tempêtes et envoutements, vers le ressac, les naufrages, les histoires incroyables et quotidiennes de gardiens de phares que l'isolement et le déchaînement des éléments ont parfois rendus fous. Comme "Birdie", l'allumé amoureux des fous de Bassan (qui tirent leur nom de l'îlot écossais de Bass où il gardait le phare). Un seul reproche : le naufrage de la Sémillante, sur l'îlot des Lavezzi, en 1855 est tout juste mentionné en trois lignes, sans évocation des légendes qui s'en suivirent. Mais si vous êtes curieux, vous pouvez lire aussi "L'Agonie de la Sémillante", d'Alphonse Daudet., ou jetter un oeil sur le lien ci-contre (Les îles Lavezzi).