Au-delà du mâle
Hep ! Z'auriez pas vu ma testostérone ? Le plus yang des stimulants !
On tergiverse sur la proportion de l'inné et de l'acquis dans la construction humaine, on parle aussi beaucoup des différences entre les sexes, de Simone de Beauvoir. Tout le monde est de la partie : les généticiens, etho-éthologues, bio-tritureurs de neurones et autres chercheurs en empreintes cognitives.
Mais quid de la testostérone ? Après tout, c'est bien souvent le dosage de nos hormones qui détermine notre comportement plus ou moins "mâle", ce ne sont pas seulement la tradition ni l'éducation. Hier soir, dans un émission sur les tabous sur la virilité, Vincent, un jeune "intersexe" expliquait que les personnes comme lui, dont le sexe n'est pas déterminé dans un sens ou dans l'autre -appelés systématiquement à tort des hermaphrodites-, voyaient leur comportement et leur façon de voir les choses modifiés du tout au tout avec ou sans les doses de testostérone qu'ils prenaient en cure de plusieurs mois. Il lui semblait, par exemple, après avoir lu la même B.D. avec ou sans ses "doses", ne pas avoir lu du tout la même chose.
Bon. Commençons au début de la différenciation. D'après les sexo-spécialistes, le développement intra-utérin du sexe commence par le féminin, les attributs masculins n'étant qu'un prolongement de cet état de base. Alors pourquoi imagine-t-on Eve sortir d'une côte d'Adam ou Vénus de la cuisse de Jupiter ?
Nous avions tout faux : selon ce shcéma, c'est exactement l'inverse qui s'est produit !
La femme ne serait en réalité qu'une ébauche de l'homme.
Cette idée a de quoi enchanter le "sexe ostentatoire"
puisqu'elle tendrait à valider l'idée que :
"Si c'est plus complet, c'est que c'est mieux".
Mais le mieux est-il l'ennemi du bien ?
A méditer, donc...