Quand la mer s'en va
Grâce à Labaronne, qui répondait à l'article sur le phare danois ensablé, j'apprends que la citadelle de BROUAGE, en Charente-Maritime, "s'éloigne" de la mer :
A l'origine port maritime pour le transport du sel, nommé Jacopolis, du nom de son fondateur Jacques de Pons en 1515, la cité de Brouage - son nom vient de "broue", un type de vase - se fait construire une citadelle militaire et devient port militaire catholique au XVIe siècle, selon le souhait de Richelieu, pour concurrencer la place forte huguenote de La Rochelle, située à 35 km au nord. La citadelle se situe alors en bord de mer. Mais au XVIIIe siècle, les marais salans sont abandonnés. Aujourd'hui, le bord de mer se trouve à 15 km de la citadelle, qui se retrouve perdue dans les herbes des marais !
Un autre exemple de construction maritime qui se retrouve plus avant dans les terres est celui du PHARE DE L'ESPIGUETTE.
Bâti en 1869, au sud de l'entrée du Grau-du-Roi (dans la Petite Camargue gardoise), le phare de la Pointe de l'Espiguette se trouvait alors à 150 mètres de la mer. Il en est à présent éloigné de près d'un kilomètre ! Tour carrée de 27 mètres de hauteur, son feu est blanc, à 3 éclats de 15 secondes; son éclairage est produit par une lampe halogène de 1000 watts et sa portée lumineuse est de 24 milles marins (1 mille = 1 852 m), soit presque 45 km. Automatisé et gardé, le phare ne se visite pas.
A ceux qui veulent aller faire un petit tout à l'Espiguette, je recommande d'éviter les mois de juillet et août. Andrée et Philippe, qui y ont été faire du cerf-volant avec leur petite Gabrielle il y a 15 jours ont déchanté. Certes, le vent était au rendez-vous, mais les embouteillages pour sortir du parking aussi !!