Arpavon
ARPAVON, avec un V comme "Venez-voir comme c'est joli, ce petit village perdu dans la Drôme provençale". A ne pas confondre avec "Arpajon" dans l'Essonne. Ni avec l'"Harpagon" de Molière.
Ce village, avec lequel je viens, il n'y a pas deux semaines de cela, de faire connaissance, est le village de mes ancêtres. Enfin, d'une partie d'entre eux, sur la branche paternelle. Nous sommes partis, avec Mathieu, à sa rencontre, au détour d'une virée entre Hauterives et Vaison-la-Romaine.
Situer ce coin perdu sur la carte nous a pris un petit moment parce que je ne savais pas exactement où chercher. Mais à force de pugnacité, nous avons fini par trouver. Situé dans la région des Baronnies, sur l'étroite et tortueuse D566, plus discrète qu'un chemin vicinal, Arpavon est perché sur la montagne de Buisseron à 560 mètres d'altitude. Ce petit hameau médiéval de 76 habitants est entouré de modestes montagnes partiellement complantées d'oliviers. La plus grande ville des environs est Carpentras, à 39 km au Sud-Ouest. Les principaux cours d'eau environnants sont les ruisseaux de la Peyrouse et de Gaudon ainsi que la rivière que je cite plus bas dans l'article.
Pour les randonneurs à pied ou à cheval, des chemins et sentiers sont aménagés alentour. Et j'ai lu récemment que pour les curieux de tout poil, une bergerie de chèvres Angora à poils mohair fait des démonstration de tissage. Pour notre part, nous avons visité le pittoresque cimetière qui se trouve sur la butte.
Nous avons fouillé de nos yeux les inscriptions sur les plaques tombales, à l'affût du nom de nos ancêtres.
Peine perdue !
Nous avons contourné le cimetière pour nous retrouver sur une charmante placette fraîchement et joliment restaurée, où est alanguie une petite église devant son tilleul. Porte fermée.
Ce qui semble être le chevet de l'église, sur sa face Est, se présente sans ouvertures, ni absidioles, flanqué d'une chapelle latérale inhabituelle -si c'en est une.
Et voici un coup d'oeil sur les toits.
Ouf, les amis, quelle chaleur ! 36° à l'ombre. Il fait bon avoir une petite tonnelle en ce moment. Je m'attendais à trouver un hameau en bordure de rivière, puisque ma maman m'a appris que nous avions là des ancêtres banastiers (de l'occitan banasta, qui désigne les tiges souples, comme l'osier, le banastier est le fabricant de corbeilles) et que l'eau est nécessaire à l'assouplissement des tiges destinées aux paniers. Il faut pourtant descendre comme un cabri sur une bonne distance pour arriver au bord du cours d'eau en bas du vallon. A trois ou quatre kilomètres de là, à l'entrée du village de CURNIER, nous nous sommes arrêtés au bord d'une rivière tranquille au nom évocateur : L'Ennuyé !
On dirait que la rivière est à sec, mais en fait pas du tout. Voyez plutôt :
J'y ai croisé un magnifique héron qui survolait la rivière les ailes grand déployées mais le temps de sortir l'appareil photo, il s'était caché.
Très typique aussi, ce village de CURNIER, en contrebas d'ARPAVON. L'eau y est incontournable.
Fenêtres et portes fleurent bon la Provence.
Quant à la mairie, qui fait face au lavoir, on s'y arrêterait bien pour siroter un petit pastis ou une limonade fraîche sur sa terrasse !