Cavalière
A ne pas confondre avec Cavalaire, dont elle est éloignée d'une quinzaine de kilomètres, Cavalière est pour mes cousins -et pour moi aussi- un lieu de pélerinage annuel incontournable depuis qu'ils ont quitté leur maison de vacances en bordure de plage pour filer des étés heureux sur le mouillage de Port-Grimaud.
En venant de P.-G., qui se situe à trente kilomètres à l'est de là, le mieux est de prendre la "route des crêtes", en quittant le petit village de La Môle, qui recèle un véritable boulanger de tradition, Julien Simon, et un aérodrôme qui a l'air désafecté. Circulation plus que fluide, je dirais même qu'il est rare d'y croiser un véhicule. C'est de là-haut que l'on a la vue la plus jolie sur le Cap Nègre en redescendant vers Le Rayol.
Après avoir zigzagué sur une petite route montagneuse au milieu des chênes lièges et des pins, nous arrivons au Col surplombant Le Rayol et le Cap Nègre et voyons les premières habitations depuis plusieurs kilomètres. Petit arrêt sur les roches de mica scintillant pour profiter de la vue panoramique. En fond, derrière Le Lavandou, on peut apercevoir l'île de Porquerolles. En face de Cavalière, dont la baie est juste derrière le Cap Nègre, ce sont les îles du Levant, Port-Cros et Bagaud. Le Levant est réputé pour y avoir une plage de naturistes décontractés (et pas les nuisances du Cap d'Agde). Quant à Port-Cros, mes parents y avaient des amis qui louaient le fortin qui fait face au Levant ; l'armée, qui en est propriétaire, leur avait accordé un bail emphytéotique. Un site unique où il faisait bon faire une halte lorsque nous accostions avec notre petit Neptune.
Qu'est-ce qu'il y a de bien, à Cavalière ? D'abord la mer. La mer transparente. Henri et Nouchka ne diront pas le contraire.
Rapprochons-nous un tantinet, juste pour voir à quel point l'eau claire rend euphorique.
A Cavalière, on trouve aussi d'autres bonheurs, comme celui de déjeuner à l'ombre du platane géant au Bar-Glacier (les moules-frites de la solution du Koicéty, c'est là). Toujours plein de bonnes odeurs et du chant des cigales. Et du sourire de la jolie serveuse.
Le Parking de la plage, aujourd'hui payant (serait-ce à cause d'un nouveau voisin estival un peu clinquant ?), abrite quelques très hauts palmiers qui forment une allée majestueuse qui ne mène nulle part. Après un hiver rude, certains ont dû être raccourcis côté palmes, ce qui leur donne un petit air de rouleaux de kebabs :
Mais le joyau de Cavalière, que j'ai gardé pour la fin, est caché à la vue du touriste vulgaire. Le voici, en exclusivité, niché dans un renfoncement ombragé :