Simplet
Vous connaissez Simplet ? Non, pas celui qui est toujours suivi par 6 petits nains qui sifflent "HeHo HeHo On rentre du boulot". Celui dont je vais vous parler n'est pas un mammifère mais un volatile. Je n'ai pas encore fait sa connaissance, mais une amie de classe, Claire, m'a décrit son petit protégé.
C'est un Agapornis, m'a-t-elle dit au téléphone. D'après sa description, j'en ai conclu qu'il s'agissait d'un Inséparable ou "Lovebird" pour nos amis d'outre-manche. Voici l'animal :
... Enfin... c'est comme ça que je le vois. Je n'ai pas de photo de lui. Ce doit être un "Roseicolis" ou Rosegorge. Il a l'air très câlin.
L'Agapornis fait partie de la grande famille des perroquets, mais ça, vous vous en seriez doutés en voyant son profil noble. Il est un peu plus grand que les perruches (environ 15 cm de haut) et sait très bien charmer son petit monde, humains compris, malgré ses cris qui peuvent être très stridents. On dit qu'il s’adapte facilement un peu partout, qu'il est assez résistant facile à élever. Claire m'a dit qu'on pouvait lui apprendre quelques mots. Son origine : l'Afrique sub-saharienne, c'est à dire l'Angola, la Namibie, l'Afrique du Sud et le Botswana.
C'est en 1793 qu'il fut découvert et en 1817 qu'il fut reconnu comme une espèce à part entière et non une sous-espèce de l'inséparable à tête rouge (Pullaria).
Pour en revenir à Simplet, Claire m'a raconté un épisode de sa vie dont il se souvient certainement encore avec effroi. C'était il y a quelques années. Pendant l'été. Simplet avait pris l'habitude de voler librement dans l'appartement de la Porte de Vincennes. Ce jour-là, il s'était mis à voler de droite et de gauche jusqu'à la cuisine où il avait atterri, bien malgré lui, sur un dispositif spécial anti-mouches. Vous savez, ce truc follement esthétique qui pend du plafond en bandelettes jaunes, avec de petits insectes agonisants laissant autant de petits points noirs sur sa surface. Donc Simplet est attrapé comme un vulgaire moucheron, sans doute en voulant en attrapper un. Ne trouvant pas d'autre solution pour libérer l'oiseau de son piège infernal, Claire a dû lui ôter le morceau de bandelette en tirant d'un coup, comme du sparadrap. Pôv Simplet, je crois qu'il n'a pas apprécié car il y a perdu des plumes. Et pas au figuré ! Il a boudé pendant des mois, jusqu'à ce que ses ailes repoussent. J'ai cru comprendre qu'il avait finalement accordé son pardon à ses maîtres inconscients.
Moralité : Plus jamais ça ! Arrêtez le massacre des Agapornis ! Erradiquez les tue-mouches à spirales ! Pour signer la pétition : http://sauvezlesagapornis/wwf/anti-tue-mouche.com