Manga à la noix
Cette fois-ci, je m'insurge ! Et je ne mettrai pas de photo.
Chaque fois que j'en ai l'occasion, je lis les 少年漫画 shonen mangas (B.D. japonaises pour jeunes garçons) qui passent entre les mains de mes fils. J'ai lu des Naruto, des One Piece et quelques autres titres. Certes, on y trouve beaucoup de violence, ce qui est déjà assez gênant en soi, cependant il s'y cache souvent -heureusement- des valeurs positives telles l'entraide, l'amitié, la confiance, le courage ou la ténacité.
Je viens de lire le tome 1 de REBORN (d'Akira Amano), que Thomas a apporté avec lui. Le sous titre du manga est : Mon prof le tueur. Déjà pas terrible à mettre dans la tête des enfants. Le résumé de couverture annonce que "Tsuna, un collégien étiqueté "naze" , voit débarquer chez lui un professeur (très) particulier ! Reborn a beau ressembler à un bébé, c'est en fait un tueur à gages et il a pour mission de faire de Tsuna le dixième parrain d'une famille de la mafia !" Et il met en avant des valeurs douteuses : en parlant du parrain de la mafia, une case indique "entouré de confiance et de respect... les jeunes voyous l'ont élevé au rang de héro".
J'ai l'impression que l'auteur oublie que les jeunes sont un tantinet influençables, d'autant plus par des héros de B.D. qui leur servent de modèle pour leurs jeux ou leurs défis. Ce manga-là, en plus d'être totalement amoral et empli de violence gratuite, collectionne les gros mots et les injures tels que "crève fumier", "chiale", "obsédé", "pervers", "roi des abrutis", "connard".
Pour exemple des valeurs véhiculées dans ce tome, le jeune héro (Tsuna) répond à sa mère : "Je m'en tape" et "ferme là" alors qu'elle lui fait remarquer qu'il a séché les cours. On voit aussi le petit tueur à gages s'exclamer :" Dans la mafia on plaît aux filles". Et des jeunes filles se morfondre pour celui qui est le plus violent. Ou encore un kendoka et un prof utiliser la traitrise. Le même prof, en parlant d'un élève : "Vraiment, c'est à se demander si un tel arriéré a le droit de vivre".
Autre répartie "-C'est sûrement un voyou" réponse "-Justement, ça le rend sexy !" Un voyou de 3e année réplique, batte à la main : "Vous voulez qu'on vous éclate combien de dents de devant ?" Ou bien : "Mais Kyoko (la jolie jeune fille) me remarquera peut-être si je forme un gang de bad boys nuls en classe avec lui". Autre amusement : la jolie Kyoko se pâme de plaisir à l'idée de jouer à la roulette russe (jeu proposé par le tueur à gages) et se tire une balle dans le crâne.
Un élève -ami du héros- interpelle son prof, en grinçant : "T'as un 'blem ?", puis, en le tirant par son col de chemise : "Je ne tolèrerai aucun manque de respect envers Don Swada..." (Et lui, le respect, il connaît visiblement !) On y voit le même élève, tenant dans ses mains une douzaine de batons de dynamite, s'écrier avec un grand sourire "Avec ça, on va rapidement retourner toute la cour !" On se demande pourquoi il y a de plus en plus la pagaille dans les collèges. Je crois que la réponse est là.
Pour ma part, je vais devoir parler sérieusement avec mes garçons pour leur remettre la tête à l'endroit, mais une partie du mal est déjà fait. Si vous avez la possibilité de surveiller les lectures de vos jeunes ados, alors évitez surtout ce Reborn qui donne en modèle à nos enfants un monde vraiment pervers... A moins que les valeurs de la mafia soient déjà les vôtres ou que vous ne surestimiez la capacité des ados à prendre de la distance avec leurs héros. En tout cas, je ne dis pas merci aux Editions Glénat qui éditent ce machin.
Chaque fois que j'en ai l'occasion, je lis les 少年漫画 shonen mangas (B.D. japonaises pour jeunes garçons) qui passent entre les mains de mes fils. J'ai lu des Naruto, des One Piece et quelques autres titres. Certes, on y trouve beaucoup de violence, ce qui est déjà assez gênant en soi, cependant il s'y cache souvent -heureusement- des valeurs positives telles l'entraide, l'amitié, la confiance, le courage ou la ténacité.
Je viens de lire le tome 1 de REBORN (d'Akira Amano), que Thomas a apporté avec lui. Le sous titre du manga est : Mon prof le tueur. Déjà pas terrible à mettre dans la tête des enfants. Le résumé de couverture annonce que "Tsuna, un collégien étiqueté "naze" , voit débarquer chez lui un professeur (très) particulier ! Reborn a beau ressembler à un bébé, c'est en fait un tueur à gages et il a pour mission de faire de Tsuna le dixième parrain d'une famille de la mafia !" Et il met en avant des valeurs douteuses : en parlant du parrain de la mafia, une case indique "entouré de confiance et de respect... les jeunes voyous l'ont élevé au rang de héro".
J'ai l'impression que l'auteur oublie que les jeunes sont un tantinet influençables, d'autant plus par des héros de B.D. qui leur servent de modèle pour leurs jeux ou leurs défis. Ce manga-là, en plus d'être totalement amoral et empli de violence gratuite, collectionne les gros mots et les injures tels que "crève fumier", "chiale", "obsédé", "pervers", "roi des abrutis", "connard".
Pour exemple des valeurs véhiculées dans ce tome, le jeune héro (Tsuna) répond à sa mère : "Je m'en tape" et "ferme là" alors qu'elle lui fait remarquer qu'il a séché les cours. On voit aussi le petit tueur à gages s'exclamer :" Dans la mafia on plaît aux filles". Et des jeunes filles se morfondre pour celui qui est le plus violent. Ou encore un kendoka et un prof utiliser la traitrise. Le même prof, en parlant d'un élève : "Vraiment, c'est à se demander si un tel arriéré a le droit de vivre".
Autre répartie "-C'est sûrement un voyou" réponse "-Justement, ça le rend sexy !" Un voyou de 3e année réplique, batte à la main : "Vous voulez qu'on vous éclate combien de dents de devant ?" Ou bien : "Mais Kyoko (la jolie jeune fille) me remarquera peut-être si je forme un gang de bad boys nuls en classe avec lui". Autre amusement : la jolie Kyoko se pâme de plaisir à l'idée de jouer à la roulette russe (jeu proposé par le tueur à gages) et se tire une balle dans le crâne.
Un élève -ami du héros- interpelle son prof, en grinçant : "T'as un 'blem ?", puis, en le tirant par son col de chemise : "Je ne tolèrerai aucun manque de respect envers Don Swada..." (Et lui, le respect, il connaît visiblement !) On y voit le même élève, tenant dans ses mains une douzaine de batons de dynamite, s'écrier avec un grand sourire "Avec ça, on va rapidement retourner toute la cour !" On se demande pourquoi il y a de plus en plus la pagaille dans les collèges. Je crois que la réponse est là.
Pour ma part, je vais devoir parler sérieusement avec mes garçons pour leur remettre la tête à l'endroit, mais une partie du mal est déjà fait. Si vous avez la possibilité de surveiller les lectures de vos jeunes ados, alors évitez surtout ce Reborn qui donne en modèle à nos enfants un monde vraiment pervers... A moins que les valeurs de la mafia soient déjà les vôtres ou que vous ne surestimiez la capacité des ados à prendre de la distance avec leurs héros. En tout cas, je ne dis pas merci aux Editions Glénat qui éditent ce machin.