Lorsque nous sommes arrivés samedi matin, Mathieu et moi, au club de vol à voile, nous étions les premiers et aucun planeur n'était encore sorti. Mais en bordure de piste, quelques Messieurs bien tranquilles avaient apporté leurs joujous : des modèles réduits d'avions, dont ceux-ci :
Amusant, non, le pilote moustachu ? Laissez-moi vous montrer comme c'est maniable, ces petits engins. Franchement, je trouve ces pilotes de terre, ceux qui sont aux manettes, très habiles.
Parmi ces modèles réduits, une trouvaille : le drône. C'est un engin léger propulsé par 6 hélices et qui transporte une caméra ou un appareil photo. Celui-ci ressemble à un assemblage de pièces de constructions pour enfants. La roue que l'on voit dans le champ donne une idée de l'échelle.
Ce type de drône est utilisé pour des prises de vue aériennes, notamment pour les constructions hautes, par exemple en ville, mais aussi dans les églises, les châteaux ou les salles de spectacle car sa remarquable stabilité, sa maniabilité ainsi que sa taille réduite lui permettent de se glisser dans des recoins habituellement inaccessibles. Ce qui fait qu'il est aussi de plus en plus utilisé par l'armée où il peut servir à voir ce qui se passe derrière une colline ou des bâtiments car le type furtif est également presque silencieux et indétectable au radar. Dans le civil, il sert aussi à surveiller les fissures de grands ouvrages tels que les barrages.
J'ai assisté médusée à un petit essai de ce drôle d'oiseau (l'essai suivant -non filmé- s'est terminé par un aterrissage incontrôlé).
Jongleur habile, notre "pilote" de drône ou "RPAS" (Remotely Piloted Aircraft System) devait actionner simultanément deux commandes indépendantes : une pour la propulsion et la direction, l'autre pour la mise au point et les prises de vues.
Sur le web, j'ai trouvé un site qui commercialise un drône qui marche grâce à une application à télécharger sur tablette ou smartphone (299 €).
Si ça vous intéresse :